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de la photographie ::: |
| Alors... Où va-t-on ?
(Citoyenneté) |
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Naguère, on parlait là d'une activité professionnelle réservée à une "élite" dont la technique se devait d'être irréprochable, afin de progressivement atteindre le niveau qualitatif "pub" pour ceux qui visaient une clientèle de professionnels. Le matériel était cher, la formation passait beaucoup par l'assistanat d'un pro aguerrit, les relations avec le client étaient plutôt amicales (l'image d'une journée récré de la journée passée avec un artiste et de jolies filles dans un bel endroit. Las, aujourd'hui tout le monde se lamente depuis l'arrivée du numérique. Il faut parfois savoir se remémorer tout de même qu'avant ces années dorées aux budgets démentiels (ils existent encore un peu, mais où ?), la photographie était une activité considérée comme saugrenue et vile. L'artiste de tout temps à été considéré comme un importun...
Aujourd'hui, ce métier à la croisée de l'art et de l'artisanat à évoluer tout en restant le domaine de prédilection des autodidactes, qui d'ailleurs réussissent souvent mieux que les gens sortant d'école, pour peu qu'ils soient un peu malins... Et doués bien entendu.
Alors, où se situe les vrai changements ?
Je dirais qu'il y en a peu finalement, mais qu'ils sont de taille.
Le premier n'est pas des moindres. L'arrivée du numérique a créé une entorse au privilège sacré du photographe : il n'est plus le seul à savoir ce qui va sortir de la boite lors du shooting. Exit l'attente du développement des films pour vérifier la qualité du travail. Et l'arrivée des relais wifi accélère encore la donne. Avantages évidents, toute de suite ou presque compris par les clients : ils vont enfin pouvoir diriger la séance et demander ce qu'ils veulent. S'en suit en général une cacophonie terrible, puisque tout le monde à la bonne idée et sait tout sur tout. Tout cela se jugule avec un peu d'expérience cependant. Certains photographes ayant un peu de bouteille déteste réellement ce changement radical dans leur modus operandi.
Deuxième changement et important celui-là : le prix des boitiers a explosé. Pensez, un 503 cm, qui valait la bagatelle de 20 000 F (3 000€) nu, c'était cher. aujourd'hui, un 39 méga, c'est le double... En euros !!! 35 000 € (200 000 F et des poussières de la taille d'une voiture).
Heureusement, la logique voudrait que les tarifs des photographes aient augmenté. Hé bien non, pas du tout. Le marché s'est restreint, avec une baisse générale des budgets et une recherche de qualité bien moindre que ce qui se faisait avant. Actuellement, Photoshop prend largement le pas sur la séance en elle même et c'est ainsi que l'on voit couramment des pubs (ex très récent, Brad Pitt) côtoyer des articles, dans lesquels, un coup le monsieur a des cernes et la page suivante plus du tout. Que dire de Sharon Stone parfois méconnaissable, ou de notre président aux bourrelets de vacances remaniés ?
Vous me direz, les boites de com ne gagnent plus d'argent... Même pas et c'est même le contraire. Simplement elles tirent partout où elles peuvent. Sur nous, prestataires, sur leurs salariés qui deviennent stagiaires, sur les délais de règlement sans fin. Dernier exemple en date, Fotolia (entre autre banque image aux tarifs ras du sol), la photo à 1 euro. Donc de qualité médiocre me direz-vous. A nouveau, je dirais même pas ! Les grands noms (boite de com ou client) utilisent de plus en plus leurs services.
Alors... Elle va où la photo ?
Hé bien non, ce pourrait être un constat attristé, désespéré, fatigué, lassé, un dernier cri de rage avant de tout abandonner, mais ce n'en est pas un.
Pourquoi ?
Parce que ce que l'on voulait tous, lorsqu'on a commencé ce métier, c'était créer et montrer à un maximum de gens ce que l'on aimait. Et aujourd'hui, ça n'a jamais été aussi facile, même si en vivre, il est vrai, demande de plus en plus de sacrifices.
Mais tout ce qui ne tue ne rend-t-il pas plus fort ? Site Web : |
| 2008/03/18-Dominique Marion Peredone |
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