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La pellicule et le pixel (Photographie)
 
On dirait le titre d'une fable de La Fontaine, on imagine une guerre sans merci, pourtant la comparaison aujourd’hui n’a plus vraiment de sens.
Dès le départ, les utilisateurs professionnels de numérique ont compris (et au niveau vidéo on en voit l’amorce, confère Miami Vice par exemple) tout l’intérêt de la souplesse du numérique et je ne parle pas des amateurs.
Travailler immédiatement sur les images, voir sur le lieu même de prise de vue, sans développement, améliorer immédiatement et de manière exponentielle les attitudes, la lumière, en pleine séance mieux qu’au pola !
Malheureusement, pour ceux qui en avaient compris les avantages, il a fallut lutter longtemps contre les photographes qui refusaient de tester du matériel dont le prix était hors de leur portée immédiate et qui avaient trouvé beaucoup plus simple de dire à leurs clients que les images n’étaient pas de bonne qualité. Est-ce qu’un jour, on finira de comparer pellicule et numérique ? Surtout pour dire n’importe quoi… J’ai lu qu’au départ de la pellicule couleur, on disait que ce n’était pas de la photo !
Quand je lis, dans la même phrase, ce qui prête au flou le plus complet, que :
« Cependant, il faut bien garder à l'esprit que ces capteurs qui dépassent tout juste la barre des 10 mégapixels n'offrent pas encore la finesse de rendu d'un bon film argentique. Pas plus qu'il n'est possible d'exploiter ces 10 mégapixels pour une impression d'excellente qualité au delà du format A3, mais il convient très bien aux usages des quotidiens de presse et des magazines, sans espérer faire des affiches quatre par trois. »
Alors, je traduis pour les amateurs (mais finalement à qui s’adresse ce texte ?) :
-10 méga, pour des images de taille maxi A3 (oui mais quelle définition), entre un panneau 4x3 et un tirage d’abri bus la définition n’a rien à voir (d’ailleurs le plus exigent n’est pas le panneau le plus grand)…
- les magazines n’utilisent pas tous la même définition, parle-t-on de sport, de mode,… aux exigences totalement différentes
Alors, oui, si cet article s’adresse aux particuliers, c’est omettre qu’il y a peu, les pros vendaient des images issues de boitiers 4 méga pour des passages presses et des affiches avec des 8 méga.
Si cet article s’adresse aux pros, ça les fait rire normalement, essayez d’expliquer à un client d’attendre le développement de ses pellicules aujourd’hui ! Surtout qu’ils ne sont pas tous équipés de 20 méga, alors ?
Alors comparer pellicule et pixel aujourd’hui n’a pas plus de sens que de comparer du jambon avec du camembert : chaque système a ses avantages.
Personnellement, de nuit, je travaille plutôt pellicule, le numérique dans les basses lumières, ce n’est pas le top. Mais franchement, cela reste exceptionnel.
J’utilise quasi à l’année un 10D et un 5D de chez canon et on a même fait un panneau de 20 m de haut pour RTL avec… Alors ?
Alors, tout dépend de l’usage, de la lumière que vous utilisez. Mais si vous maitrisez, numérique ou pellicule, c’est un choix tactique, mais pas qualitatif.
En tout cas plus aujourd’hui.

Dominique MARION
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2006/09/04-Doumé Peredone
 
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