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Professionnels, de vos implications dans la vie collective de votre métier, dépendent vos relations auprès des principaux acteurs du marché, et par incidence, de votre avenir ! Amateurs, par votre passion et par votre comportement, vous influez sur les orientations et les choix des plus grandes marques de la photographie grand public. Exprimez-vous ! *Europe Photo est indépendant des groupes de presse, médias et associations photographiques.
Naguère, on parlait là d'une activité professionnelle réservée à une "élite" dont la technique se devait d'être irréprochable, afin de progressivement atteindre le niveau qualitatif "pub" pour ceux qui visaient une clientèle de professionnels. Le matériel était cher, la formation passait beaucoup par l'assistanat d'un pro aguerrit, les relations avec le client étaient plutôt amicales (l'image d'une journée récré de la journée passée avec un artiste et de jolies filles dans un bel endroit. Las, aujourd'hui tout le monde se lamente depuis l'arrivée du numérique. Il faut parfois savoir se remémorer tout de même qu'avant ces années dorées aux budgets démentiels (ils existent encore un peu, mais où ?), la photographie était une activité considérée comme saugrenue et vile. L'artiste de tout temps à été considéré comme un importun...
Aujourd'hui, ce métier à la croisée de l'art et de l'artisanat à évoluer tout en restant le domaine de prédilection des autodidactes, qui d'ailleurs réussissent souvent mieux que les gens sortant d'école, pour peu qu'ils soient un peu malins... Et doués bien entendu.
Alors, où se situe les vrai changements ?
Je dirais qu'il y en a peu finalement, mais qu'ils sont de taille.
Le premier n'est pas des moindres. L'arrivée du numérique a créé une entorse au privilège sacré du photographe : il n'est plus le seul à savoir ce qui va sortir de la boite lors du shooting. Exit l'attente du développement des films pour vérifier la qualité du travail. Et l'arrivée des relais wifi accélère encore la donne. Avantages évidents, toute de suite ou presque compris par les clients : ils vont enfin pouvoir diriger la séance et demander ce qu'ils veulent. S'en suit en général une cacophonie terrible, puisque tout le monde à la bonne idée et sait tout sur tout. Tout cela se jugule avec un peu d'expérience cependant. Certains photographes ayant un peu de bouteille déteste réellement ce changement radical dans leur modus operandi.
Deuxième changement et important celui-là : le prix des boitiers a explosé. Pensez, un 503 cm, qui valait la bagatelle de 20 000 F (3 000€) nu, c'était cher. aujourd'hui, un 39 méga, c'est le double... En euros !!! 35 000 € (200 000 F et des poussières de la taille d'une voiture).
Heureusement, la logique voudrait que les tarifs des photographes aient augmenté. Hé bien non, pas du tout. Le marché s'est restreint, avec une baisse générale des budgets et une recherche de qualité bien moindre que ce qui se faisait avant. Actuellement, Photoshop prend largement le pas sur la séance en elle même et c'est ainsi que l'on voit couramment des pubs (ex très récent, Brad Pitt) côtoyer des articles, dans lesquels, un coup le monsieur a des cernes et la page suivante plus du tout. Que dire de Sharon Stone parfois méconnaissable, ou de notre président aux bourrelets de vacances remaniés ?
Vous me direz, les boites de com ne gagnent plus d'argent... Même pas et c'est même le contraire. Simplement elles tirent partout où elles peuvent. Sur nous, prestataires, sur leurs salariés qui deviennent stagiaires, sur les délais de règlement sans fin. Dernier exemple en date, Fotolia (entre autre banque image aux tarifs ras du sol), la photo à 1 euro. Donc de qualité médiocre me direz-vous. A nouveau, je dirais même pas ! Les grands noms (boite de com ou client) utilisent de plus en plus leurs services.
Alors... Elle va où la photo ?
Hé bien non, ce pourrait être un constat attristé, désespéré, fatigué, lassé, un dernier cri de rage avant de tout abandonner, mais ce n'en est pas un.
Pourquoi ?
Parce que ce que l'on voulait tous, lorsqu'on a commencé ce métier, c'était créer et montrer à un maximum de gens ce que l'on aimait. Et aujourd'hui, ça n'a jamais été aussi facile, même si en vivre, il est vrai, demande de plus en plus de sacrifices.
Mais tout ce qui ne tue ne rend-t-il pas plus fort ?
Source : www.myspace.com/peredone.com
Auteur de l'article : Dominique Marion Peredone
Le 10 décembre de chaque année est placé sous le signe de la dignité humaine et célèbre la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’homme par l’Assemblée générale le 10 décembre 1948 «…comme un idéal commun que doivent atteindre tous les peuples et toutes les nations…».
Lire à ce sujet les résolutions disponibles en téléchargement sur le site des Nations Unis, où il est question de la «Journée des droits de l’homme», de la «liberté de l’information et de la presse».
Y a t-il un besoin essentiel de rappeler ce que sont les droits fondamentaux ? Ces droits sont regroupés sous plusieurs appellations telles que «libertés publiques», «droits de l’homme», «libertés fondamentales»…
Ces libertés publiques sont établies par des textes dont le plus célèbre est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, puis la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, enfin sur le plan européen par la Déclaration des libertés et droits fondamentaux adoptée par le Parlement européen le 12 avril 1989 dans laquelle est évoquée, bien évidemment, les différentes libertés accordées mais néanmoins restreintes dans l’intérêt général par l’ordre public qui dispose de lois impératives auxquelles aucun individu ne peut déroger.
A ce jour, la France se veut porteuse d’espoir pour les individus humiliés dans leur dignité. Simultanément, elle accueille avec les honneurs des personnalités dont la politique est ambigüe quant au thème de la liberté, ou bien elle rend visite à des personnalités qui n’hésitent pas à ignorer cet idéal de paix commune pour le respect de la liberté de tout individu quelles que soient sa pensée, ses opinions philosophiques, politiques et religieuses. La liberté de l’information et de la presse est bridée depuis des dizaines d’année à travers le monde. La Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 existe aujourd’hui en 360 langues, elle est le document le plus traduit au monde, selon les Nations Unies. Je vous invite à consulter la page des Nations Unies qui est consacrée à cette journée mondiale, à l’adresse suivante :
http://www.un.org/french/events/humanrights/
Aujourd’hui, 10 décembre, il est regrettable, même surprenant, voire même choquant de ne pouvoir consulter aucun article au sujet des droits de l’homme sur le site Web du premier ministre, alors que cette rubrique est proposée à la consultation. http://www.premier-ministre.gouv.fr/
A ce jour, lundi 10 décembre 2007, Reporters Sans Frontières, dont l’association est interdite d’entrée en Chine continentale, dénonce la répression croissante de la police chinoise envers des internautes et des journalistes. Toujours selon RSF «En dehors de l’Europe, d’où sont issus les quatorze premiers pays du classement, aucune région du monde n’est épargnée par la censure ou la violence à l’égard des professionnels des médias.»
D’autre part, le Comité International Olympique ne réagit pas aux demandes des organisations internationales pour la défense des droits de l’homme. Comité international qui a pourtant pour mission et vocation essentielle le combat de la discrimination, si l’on se réfère à la page d’accueil de son site Web. «Selon la Charte Olympique, établie par Pierre de Coubertin, le Mouvement olympique a pour but de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte et dans l'esprit olympique qui exige la compréhension mutuelle, l'esprit d'amitié, la solidarité et le fair-play.»
http://www.olympic.org/fr/organisation/index_fr.asp
Source : http://www.un.org
Auteur de l'article : P.R.
Art ou liberté d’expression, ce sont malgré tout des photos de sexe exposées dans une ancienne chapelle. Arles aurait vendu son âme au diable ? La provocation ajoutée à l’exploitation photographique du corps nu s’oppose à la pudeur et fait réagir notre conscience. Lugubre, décalée, semi-pornographique, Alberto Garcia Alix est l’auteur de cette série provocante. Si cette exposition ne peut être soumise à la censure, si l’on doit respecter la liberté de l’auteur et des organisateurs, si cela vous choque, vous avez la possibilité de vous abstenir d’aller voir cette exposition.
Ce genre de provocation ne date pas d’aujourd’hui. Depuis fort longtemps, le corps humain fut le domaine favori de nombreux photographes qui avaient également trouvé dans ce registre un canal médiatique afin d’acquérir une reconnaissance professionnelle ou artistique. Toutefois, l’exposition du photographe hispanique est crue, brutalement sexuelle, voire agressive car elle dépossède l’être humain de son intimité naturelle pour montrer le sexe dans un contexte très éloigné d’une vision noble et du sentiment amoureux comme savait si bien le faire de nombreux peintres et sculpteurs de talent.
Grâce à cette exposition, Arles réussit un coup médiatique. Une stratégie de communication qui fonctionne puisqu’elle consiste à appeler et à exciter la curiosité. Du voyeur au simple vicieux, le culturel perdu dans ce dédale des genres photographiques tentera de sortir du lot par des arguments appropriés afin d’échapper au choc des photos et justifier la démarche artistique d’un photographe espagnol à la conquête de festivals en manque de sensations fortes. Peu importe le registre, malgré tout, il s’agit de faire parler pour montrer que le festival existe au cas où les visiteurs seraient tentés de l’oublier.
Les rencontres photographiques se positionnent différemment. Le sexe s'invite au festival. Arles cède à la tentation et suggère que la photographie aime le sexe et que le sexe aime la photo. Les rencontres photographiques d’Arles s’offrent aux clients les plus audacieux. Assurément, le festival jouit de ces visiteurs d’un nouveau genre. Mais que ces derniers ne s’y trompent pas, il subsistera un phénomène psychologique particulièrement pervers, leur mémoire fera surgir les photos d’Alberto Garcia Alix à la vue d’une simple chapelle, une connexion s’établira inconsciemment avec le souvenir des tirages de ce preneur d’image si particulier. La photographie dont le contenu met en évidence la nudité, le sexe, mise en scène ou exposée dans un environnement, un lieu radicalement opposé, déclenche un mécanisme d’association d’objets et de souvenirs qui restent gravés insidieusement dans la mémoire. Mécanisme que les concepteurs publicitaires savent très bien manipuler. Malgré tout, cette association s’affaiblira avec le temps et selon les personnalités, la chapelle et sa représentation mystique l’emporteront sur le cynisme. Mais il restera des traces de ce dernier.
Ce type d’exposition pose des questions naturellement humaines et importantes : Qu’en est-il de la protection des enfants, du respect des institutions religieuses, et plus encore, du respect des lieux réservés à la méditation spirituelle ? Dans le meilleur des cas, ici, est-il vraiment possible d’évoquer la méditation culturelle ?
Source :
Auteur de l'article : P.R.
On dirait le titre d'une fable de La Fontaine, on imagine une guerre sans merci, pourtant la comparaison aujourd’hui n’a plus vraiment de sens.
Dès le départ, les utilisateurs professionnels de numérique ont compris (et au niveau vidéo on en voit l’amorce, confère Miami Vice par exemple) tout l’intérêt de la souplesse du numérique et je ne parle pas des amateurs.
Travailler immédiatement sur les images, voir sur le lieu même de prise de vue, sans développement, améliorer immédiatement et de manière exponentielle les attitudes, la lumière, en pleine séance mieux qu’au pola !
Malheureusement, pour ceux qui en avaient compris les avantages, il a fallut lutter longtemps contre les photographes qui refusaient de tester du matériel dont le prix était hors de leur portée immédiate et qui avaient trouvé beaucoup plus simple de dire à leurs clients que les images n’étaient pas de bonne qualité. Est-ce qu’un jour, on finira de comparer pellicule et numérique ? Surtout pour dire n’importe quoi… J’ai lu qu’au départ de la pellicule couleur, on disait que ce n’était pas de la photo !
Quand je lis, dans la même phrase, ce qui prête au flou le plus complet, que :
« Cependant, il faut bien garder à l'esprit que ces capteurs qui dépassent tout juste la barre des 10 mégapixels n'offrent pas encore la finesse de rendu d'un bon film argentique. Pas plus qu'il n'est possible d'exploiter ces 10 mégapixels pour une impression d'excellente qualité au delà du format A3, mais il convient très bien aux usages des quotidiens de presse et des magazines, sans espérer faire des affiches quatre par trois. »
Alors, je traduis pour les amateurs (mais finalement à qui s’adresse ce texte ?) :
-10 méga, pour des images de taille maxi A3 (oui mais quelle définition), entre un panneau 4x3 et un tirage d’abri bus la définition n’a rien à voir (d’ailleurs le plus exigent n’est pas le panneau le plus grand)…
- les magazines n’utilisent pas tous la même définition, parle-t-on de sport, de mode,… aux exigences totalement différentes
Alors, oui, si cet article s’adresse aux particuliers, c’est omettre qu’il y a peu, les pros vendaient des images issues de boitiers 4 méga pour des passages presses et des affiches avec des 8 méga.
Si cet article s’adresse aux pros, ça les fait rire normalement, essayez d’expliquer à un client d’attendre le développement de ses pellicules aujourd’hui ! Surtout qu’ils ne sont pas tous équipés de 20 méga, alors ?
Alors comparer pellicule et pixel aujourd’hui n’a pas plus de sens que de comparer du jambon avec du camembert : chaque système a ses avantages.
Personnellement, de nuit, je travaille plutôt pellicule, le numérique dans les basses lumières, ce n’est pas le top. Mais franchement, cela reste exceptionnel.
J’utilise quasi à l’année un 10D et un 5D de chez canon et on a même fait un panneau de 20 m de haut pour RTL avec… Alors ?
Alors, tout dépend de l’usage, de la lumière que vous utilisez. Mais si vous maitrisez, numérique ou pellicule, c’est un choix tactique, mais pas qualitatif.
En tout cas plus aujourd’hui.
Dominique MARION
Source : http://www.peredone.com
Auteur de l'article : Doumé Peredone
Le sujet est chaud bouillant dès que l'on parle d'argent. C'est bien compréhensible, l'argent sur Internet, c'est délicat, pourtant les sources de revenus des sites web, photo en ce qui nous concerne, ne sont pas un secret pour le monde de l'Internet. Dans un tel contexte, je ne connais que trois sources majeures de revenus.
La première, la plus évidente, la vente de produits photographiques. La seconde, l'accès payant à l'information, à la documentation ou aux archives. La troisième, la publicité sur site dite «contextuelle». C'est à propos de cette dernière que je vais essayer d'apporter quelques éclaircissements pour les plus septiques d'entre les internautes. Sachant cela, ces trois sources de revenus peuvent également être combinées sur un seul et même site.
Les explications les plus simples étant très souvent les meilleures, je n'irais donc pas par plusieurs chemins pour m'exprimer. Produire un contenu éditorial pour un site d'information, cela représente un coût, certes relatif aux charges engendrées par le site lui-même, mais également, je l'écris sans aucun complexe, nous vivons dans un système socio-économique qui, je ne vous apprends rien, ne permet plus de travailler gracieusement sans percevoir, ne serait-ce que pour ajouter à la motivation, un peu d'argent. Soyons francs sur le sujet. Ce qui n'altère en quoi que ce soit la passion de son métier.
Je prends le cas de Marketing Photo. Afin d'offrir un service gratuit sur la totalité des rubriques du site, le temps passé à la maintenance du site, tant éditorial que technique, je dois faire appel à un système de revenus publicitaires de type «contextuel» proposé par un fameux moteur de recherche d'outre atlantique. Au risque de réduire un peu les statistiques relatives au temps de consultation de mes pages. En effet, un clic sur une publicité contextuelle affiche le site de l'annonceur sans garder en arrière-plan la page du site éditeur. Cependant, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est bien connu. Quoiqu'il en soit, le système est excellent, il n'est en rien agressif pour les visiteurs, mettant ainsi un terme aux fenêtres intempestives et autres graphismes publicitaires surgissant au cours d'une lecture.
L'avantage de ce service, vous l'aurez compris, est d'apporter un revenu d'appoint pour le maintien et le fonctionnement d'un site, par exemple, et ce n'est pas le moindre, les frais d'hébergement professionnels. Mais le système «contextuel» permet également une véritable interactivité entre les professionnels d'une même branche d'activité. De ce fait, les uns et les autres profitent d'un véritable dynamisme dans un même secteur, ou bien complémentaire. Sans parler de la visibilité, de la consolidation d'une notoriété, une présence temporaire dont la durée reste au bon vouloir de l'annonceur. Alors, pourquoi se priver d'un tel mouvement qui profite à l'épanouissement des métiers de la photographie.
A ce jour, les programmes publicitaires de ce type se multiplient, Google, Yahoo, puis MSN. Certes, certains internautes peuvent regretter qu'il s'agit là de multinationales américaines, lesquelles se sont toutefois adaptées au marché européen.
Si un clic vous fait basculer de mon site vers un autre, sur lequel vous allez également trouver une solution à votre attente d'information culturelle ou commerciale, ou bien pour la recherche d'un produit photographique, alors tant mieux. Tout le monde est satisfait et nous avons tous à y gagner.
Source :
Auteur de l'article : P.R.
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